Trouver un psy…

Psychothérapeute, psychopraticien, psychologue, psychanalyste, psychiatre… qui aller voir ?

Psychothérapeute, psychopraticien, psychologue, psychanalyste, psychiatre... qui allez voir ?

Un psychothérapeute et un psychiatre ne font pas exactement le même métier, donc  voici  quelques informations  sur les accompagnants et les méthodes les plus courantes.
Le mieux est bien sur de rencontrer la personne afin de lui poser toutes vos questions concernant la méthode employée, sa formation  et aussi pour voir comment vous vous sentez dans la relation.

Psychothérapeute

  • Psychothérapeute est un titre reconnu et protégé depuis 2012. Il ne peut être demandé que par les psychologues, les psychanalystes membres d’une association reconnue, et les médecins. Il n’est délivré qu’après avoir validé une formation théorique (400h) et pratique (5 mois de stage) délivrée par une université.
  • ça peut être aussi un professionnel de la psychothérapie qui a suivi une formation reconnue en psychothérapie sans pour autant être ni psychologue, ni psychanalyste, ni médecin et qui avait en 2012 au moins 5 années d’expérience pour demander à conserver son titre de psychothérapeute.
    Il est alors passé devant une commission (médecins psychiatres, psychologues…) pour pouvoir continuer d’utiliser le titre de psychothérapeute.

Psychopraticien

  • Ce n’est pas un titre mais un nom de métier désignant un professionnel de la psychothérapie. En 2012 certains psychothérapeutes qui n’avaient pas suivi de cursus universitaire ont fait le choix d’abandonner leur titre de psychothérapeute et de prendre celui de psychopraticien.

L’adoption du titre de psychopraticien requière les obligations suivantes :

Formation complète en psychothérapie conforme aux normes européennes incluant les six éléments suivants :

  • Une psychothérapie personnelle approfondie individuelle et de groupe de plusieurs années (minimum 4 à 5 ans)
  • Une formation théorique, méthodologique et pratique à une méthode reconnue ;
  • Une formation en psychopathologie clinique ;
  • Une supervision permanente tout au long de la pratique professionnelle ;
  • Un engagement à se conformer à la charte déontologique de la profession ;
  • Une accréditation par une commission nationale de pairs.

Psychiatre

  • C’est d’abord  un médecin qui s’est ensuite spécialisé en psychiatrie. En tant que médecin il peut prescrire des médicaments et ses consultations sont remboursées par la Sécurité Sociale  au moins en partie.
  • Souvent les psychiatres s’en tiennent au rôle de prescripteur de médicaments ou de psychothérapie; dans ce dernier cas ils recommandent leurs patients à des psychothérapeutes ou psychopraticiens. Certains psychiatres sont formés également à la psychothérapie et la pratiquent : ils sont donc aussi psychothérapeutes.

Psychologue

  • Il possède un master ou un DESS  (Bac + 5) en psychologie, ce n’est pas un médecin, il ne peut donc pas prescrire de médicaments. Ses consultations ne sont prises en charge par la Sécurité Sociale que dans les établissements publics (hôpital, hôpital de jour, CMP, Centre d’accueil et de crise…).

Psychanalyste

  • Souvent psychiatre ou psychologue mais pas toujours, le psychanalyste a lui-même suivi une psychanalyse avant et pendant sa formation dans une société savante.
  • Les écoles de psychanalyse forment des analystes aux pratiques très différentes : les uns ne parlent pas ou peu, d’autres posent des questions précises aux patients ; le cadre diffère également (bureau, divan…) Certains psychanalystes pratiquent la cure psychanalytique traditionnelle comme le faisait Freud, mais la plupart pratiquent des psychothérapies d’inspiration psychanalytique, moins contraignantes.

Quelles méthodes de psychothérapie  choisir ?

Psychanalyse (Freud, Lacan, etc.)
Le client est allongé sur un divan tandis que l’analyste est assis derrière lui, les deux ne se regardent pas. Le patient  projette sur son analyste des sentiments refoulés ou inconscients.
Durée : plusieurs années à raison de 1 à 3 séances par semaine.

Psychothérapie d’inspiration analytique (Freud, Jung, Adler, Klein, Lacan, etc.)
La psychothérapie se déroule en face à face, elle est basée sur les principes psychanalytiques (inconscient, sexualité,  refoulement, traumatismes infantiles, transfert, etc.) mais cadre est plus souple que la psychanalyse.
Durée : quelques années et séances moins fréquentes.

Thérapie comportementale ou cognitivo-comportementale (Pavlov, Skinner) 
Vise à se déconditionner progressivement ( phobies, les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC), certaines somatisations, etc. Clarification des mécanismes de défense et modifications des croyances.
Durée : thérapies brèves, quelques mois
Exercices à reprendre à la maison entre les séances.

Thérapie familiale systémique
On traite la famille dans son ensemble comme un « système » global de communications et d’habitudes. Séances collectives, souvent avec deux thérapeutes, séances en nombre limité (par exemple 10 à 20 séances espacées d’un mois).

Courant humaniste et existentiel

Approche « centrée sur la personne » (Carl Rogers)
écoute active, avec reformulation des propos du client. Le thérapeute se veut « non directif », dans une attitude d’acceptation et de non jugement du patient, dans sa différence et sa singularité.

Gestalt-thérapie (Perls)
approche globale de l’individu selon les 5 principales dimensions de l’être : physique, affective, cognitive, sociale et spirituelle – ou, en d’autres termes, inter-action permanente entre le corps, le cœur, la tête, l’environnement social et l’idéologie sous-jacente de chacun (le sens de sa vie). Travail à la fois verbal et corporel. Se pratique en thérapie individuelle ou en thérapie de groupe. Travail sur le contact, ses évitements et ses ruptures et sur l’analyse de la relation actuelle avec le thérapeute

Analyse transactionnelle ou AT (Berne)
l’AT analyse les transactions psychologiques et les « jeux » inconscients entre les personnes, prenant en compte leurs « états du moi » (Parent, Adulte, Enfant) et leur «scénario de vie » inconscient construit à partir de décisions prises dans le passé. Approche à la fois cognitive, émotionnelle et comportementale, l’AT vise à responsabiliser le client avec un contrat thérapeutique qui fixe les objectifs de la thérapie.

Programmation Neuro-Linguistique ou PNL thérapeutique (Grinder et Bandler) :
recherche de « l’excellence » dans la communication par les différents canaux de contact : visuel, auditif, kinesthésique, etc. Ajustement du langage à celui de l’autre. Thérapie brève, visant surtout un changement du comportement ou la sédation d’un symptôme (phobies, etc.).

10 . Hypnose ericksonienne (Milton Erickson) :
Travail sur les états de conscience modifiés permettant de mobiliser les souvenirs enfouis et les ressources profondes de l’inconscient. Le client demeure conscient et choisit lui-même parmi des « injonctions paradoxales ».

 Analyse Psycho-Organique (Boyesen)
Association d’une approche psy-chanalytique et d’un intérêt porté au corps. Cette approche prend en compte l’aspect relationnel avec le psychothérapeute (notion de transfert). Les outils d’intervention comprennent la parole, l’analyse des rêves, le travail corporel, la respiration, le mouvement et la créativité.

Thérapies psychocorporelles
Nombreuses variantes, telles que :
– l’analyse bioénergétique (Lowen) qui vise à débloquer la « cuirasse corporelle »,
– l’intégration posturale (Painter) : recherche d’équilibre somato-psychique
– la thérapie émotionnelle (Jallenques) : libération par « catharsis » des émotions bloquées (rage, peur, dégoût, etc.)
– la thérapie primale (Janov) et la thérapie par le cri (Casriel) : le développement est supposé bloqué par un traumatisme ancien, qu’on va tenter de revivre.